SAINT-ANTOINE-CUMOND commune déléguée de Saint-Privat-en-Périgord


La commune de Saint-Antoine-Cumond englobe les anciennes paroisses de Cumond et de Mirand, une fraction de celle de Saint-Privat-des-Près, ainsi qu'une partie du domaine de l'ancienne commanderie de Saint-Antoine.

 


Il existait autrefois, sur la rive gauche de la Dronne, à trois kilomètres seulement et en face d’Aubeterre, sur le territoire actuel de la commune de Saint-Antoine-Cumond, un couvent qui appartenait aux Frères hospitaliers de Saint-Antoine-de-Viennois et qui portait le nom de commanderie de Saint-Antoine-lès-Aubeterre. L'ordre Hospitalier de Saint-Antoine, dont la fondation remonte à 1101, est l'un des plus anciens.
Cet Ordre avait la charge de soigner les malades atteints de la maladie pestilentielle appelée feu de Saint-Antoine ou mal des ardents. Cette fondation avait été créée par les Antonins dans l'ancienne paroisse Notre-Dame de Mirand (église et paroisse aujourd’hui disparues).
Le village qui s'est formé depuis s'appelle
Saint-Antoine en souvenir de cette fondation.

 

 

 

 

 

 

 

Ce couvent fut dévasté pendant les guerres de religion. Il fut restauré en 1599 et est devenu aujourd’hui une maison d’habitation.

Moulin à farine et à huile de noix,
actuellement scierie dite moulin de Mirand

Le hameau de Mirand est resté longtemps le chef-lieu d'une paroisse, mais aujourd'hui, il est rattaché à Saint-Antoine-Cumond. La fonction de ce moulin est incertaine, mais on sait qu'une papeterie a précédé le moulin à farine et à huile de noix, actuellement transformée, depuis les années 30 environ, en atelier de menuiserie.
(aujourd’hui l’activité de menuiserie a cessé).

La Seigneurie de Cumond


La seigneurie de Cumond est citée à partir du 14e siècle, elle appartenait alors aux sires de Cumont. Au début du 15e siècle, elle relevait de la châtellenie de Chalais puis, en 1464 de celle d'Aubeterre. C'est à cette époque que la seigneurie est démantelée. Elle se divise alors en trois fiefs distincts : Cumont, la Courre et Salleboeuf, ce dernier étant réuni au premier en 1520.

En 1600, Cumond est aux la Cropte de Bourzac, puis aux d'Arlot de Frugie en 1664.
En 1702, Jacques d'Arlot fait construire le château actuel en lieu et place de l'ancien logis médiéval.

Eglise paroissiale Saint-Pierre-ès-liens


Cet édifice montre des vestiges de la seconde moitié du 12e siècle (portail et abside). Il est complété au sud, peut-être au 14e siècle, d'une chapelle. Au début du 16e siècle on lui ajoute au nord une seconde chapelle de taille plus importante. Un chantier de reconstruction et de restauration débute en 1897. Le clocher est reconstruit. En façade est créé un "petit clocher" imitant celui de certaines églises fortifiées. La chapelle nord est reprise dans son ensemble.

Moulin neuf


Moulin-Neuf, autrefois moulin sur la dronne, puis pointerie, est devenu une importante papeterie jusqu'en 1938.
Actuellement, c'est une fabrique de textile et une société spécialiste en énergie solaire thermique et photovoltaïque
.

Au lieu-dit Porcherac, on retrouve aussi les traces d'une papeterie au XVIIe siècle


Aujourd'hui

Aujourd'hui, la principale activité économique de Saint-Antoine-Cumond est l'agriculture, mais l'artisanat et le commerce tiennent aussi une place importante. C'est un lieu de résidence et de villégiature très agréable. On peut y goûter les joies simples et saines de la nature : baignades, pêche et canoë sur la Dronne, mais aussi de belles promenades sur les sentiers au coeur de la campagne.